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LE DIMINUALISME
Bonjour mes chers lecteurs, mes Trésors, j’espère que vous allez divinement bien. Je ne suis pas encore une minimaliste , mais je suis devenue une diminualiste ! Il y a deux semaines seulement, je suis rentrée de va - cances. J’étais partie en van pendant un mois et demi vers le Portugal. L’une de mes filles vit à Porto, et j’adore aller lui faire un coucou, et ensuite avec mon petit camion découvrir le pays. Lorsque je suis rentrée sur l’autoroute entre la frontière espagnole et Bordeaux, il y avait une file ininterrompue de camions. J’ai doublé des camions pendant deux heures, je crois. J’ai pensé à Pierre Rabhi, qui vient de nous quitter, à la décroissance. Je me posais la question à combien participais-je à ce trafic ? Je commençais à penser à ma maison nor - mande, à mon retour, le rangement... En fait, en arrivant, j’étais très décalée. Alors qu’à Porto, je prenais mon petit café et déjeuner sur une terrasse au soleil, dans la même journée je suis partie pour Burgos j’ai fait étape au camping. Le thermomètre affichait zéro degré, donc aussi très froid dans mon petit camion. Puis je suis arrivée en Normandie avec la pluie, le vent. J’ai mis quelques jours à me acclimater. Cela m’a servi de me sentir décalée, en fait cela m’a fait prendre du recul par rapport à ma vie d’ici. Je me suis sentie en - vahie par tout ce qu’il y a dans la maison, débordée par la charge de travail de vider tout le contenu du camion, puis de ranger, ajoutée à celle de la maison. J’avais envie de louer une énorme benne et de tout y mettre. Les documents, les vêtements, les livres, les obliga - tions, les meubles. Je me suis alors dit : « ma chérie, tu dois faire quelque chose, tu ne peux rentrer chez toi et que cela te soit aussi pe - sant. » Le premier jour, j’ai commencé à jeter/ recycler tout ce que j’ai pu. Lorsque je tenais quelque chose dans la main, je me demandais si c’était vraiment utile, si cela m’apportait quelque chose de positif; si oui, je classais, je rangeais, sinon merci, bye-bye. Le lendemain, j’ai eu envie de commencer un journal et de noter chaque jour ce dont je m’allégeais. J’ai trié mes bijoux, un petit secrétaire, les choses un peu abimées ou cassées. Pourquoi les garder ? Bonne question. Puis deux jours après, il m’est apparu tout naturel de noter ce que je ressentais, parce que c’était comme une évidence que c’était tout aussi important que ce dont je me débarrassais, et étroitement lié. J’ai noté ce qui était facile à jeter : vieux papiers, notes qui traînent dans la chambre, revues pour les relire après. Oui, mais c’est quand après ? Même chose pour le courrier. Si c’est depuis 6 mois, peut-être cela m’intéresse-t-il, mais je n’ai pas assez de temps pour lire tout. Je dois faire des choix. Puis un matin, en ouvrant mon ordinateur, en regardant mes mails : « ai-je besoin de recevoir toutes ces newsletters ? » J’ai décidé de me désinscrire de chaque liste qui n’avait pas ou plus d’intérêt immédiat. J’ai senti que j’avais plus de pep. J’avais envie d’être plus ac - tive, ou plus choisissant de mon activité. J’ai commencé à me sentir très bien en moi-même. J’avais envie d’être plus élégante. J’étais partie à la fin de l’été et je revenais fin novembre. Il y avait un changement de saison notoire. Je regardais ma garde-robe avec du recul. Ai-je besoin d’acheter de nouvelles tenues ? Est-ce que j’aime vraiment celles que j’ai. Au mois de septembre déjà, je m’étais allégée de quelques grands sacs-poubelle de vêtements. Depuis mon retour, mes tenues me rendent heureuse. Simples, mais du bonheur à être habillée comme ça. Puis, je me suis sentie plus confiante en moi. De nouveaux projets avaient envie de naître en moi. J’étais plus centrée, mieux à l’in - térieur, plus connectée. J’ai accentué mes méditations, plus régulièrement aussi par rapport aux vacances. Un jour suivant, c’était de diminuer les pensées négatives, les critiques, les jugements. Puis analyser les relations sympas, très sympas, toxiques, ou qui n’appor - tent rien. J'ai aussi fait du tri. Wahoo ! Encore plus de bien-être et de légèreté ! J’ai aussi trouvé le temps de suivre partiellement un col - loque américain. Tout ceci s’est passé dans un processus vertueux de bien-être, de bonheur, de confiance en moi, de maison mieux rangée, de projets plus clairs, de direction plus facile à prendre...Tout cela en deux semaines! C’est incroyable. Je suis à la fois heureuse et contente de moi. Avez-vous envie de faire la même chose ? Prenez un agenda dédié à votre diminualisme et chaque jour notez ce dont vous vous débar - rassez, ainsi que les changements énergétiques, émotionnels, comportementaux. Je trouve la corrélation impressionnante. Il est im - portant de commencer par petits bouts. Il y a trois ans, j’avais commencé à m’inspirer de la méthode Marie Kondo pour savoir si je garde un objet ou pas et comment ranger mes tiroirs. Ça a duré sur le temps depuis trois années. À ce retour de vacances, j’ai senti que j’avais envie d’autre chose. Cela m’a secouée de penser d’envisager tout benner de la maison. Voulais-je me benner avec les objets et les meubles ? En fait, non ! Ouf ! C’était plutôt une grande envie de me retrouver, moi, cette femme merveilleuse, mais envahie par trop de tout. Une nouvelle petite étape de retour de vacances. Souvent, c’est à la rentrée ou à la nouvelle année. Ça tombe bien, car c’est d’ici quelques jours. Et si vous vous y mettiez-vous aussi ? J’appelle mon action du diminualisme. J’ai lu en novembre les 50 premières pages du livre de Fumio Sasaki, Good bye things. Il s’agit de minimalisme. Je n’en suis pas du tout, et ça ne me tente pas Même si j’aime les endroits sereins, propres, rangés, je ne sens pas que cela me convienne. Comment pourrais-je me défaire de tout ou presque ? Pourtant je sais, maintenant je le sens, je l’ai expérimenté : moins nous avons d'objets, moins ils pèsent sur nous. Plus nous nous sen - tons légers/légères. Ma plus grande difficulté est : « ah oui, mais ça peut servir ». Alors, je me demande à quoi cela correspond. Servir à qui ? À moi, à ma famille, à mes amis ? Est-ce un héritage des parents ou grands -parents ayant vécu la guerre ? Peur de manquer d’ar - gent s’il faut le racheter. As-tu souvent manqué d’argent ? Au contraire, en achetant moins, on a plus d’argent. Suis-je radine ? Cela vaut peut-être le coup de noter à nouveau ce que j’achète, et de comparer. Est-ce que j’achète moins, pareil, plus ....? Avant de passer à la caisse, ou quand je prends un objet en main dans un magasin : « OK, c’est tentant, en ai-je vraiment besoin ? vais-je le ranger ? Que cela va-t-il remplacer, quelle chose dont je pourrais me débarrasser ? ». Chaque objet a un coût. Un coût financier c’est certain, mais je découvre que chaque objet a aussi, voire surtout, un coût émotionnel, un coût en temps, un coût en stress. Quand mon regard se pose sur quelque chose, j’ai un ressenti. Il peut être du plaisir, de la joie, une charge, du stress. A chaque fois, je peux choisir. J’ai 30 tuniques pour l’été. En ai-je besoin d’autant ? En hiver, je vais certainement plus facilement me débarrasser des vêtements d’été. C’est le mo - ment, profitons-en. Je comprends mieux ma fille qui préfère le beau à la quantité, et qui m’incite toujours à évacuer. En fait, le beau se reflète comme dans un miroir dans notre être, tout comme la propreté, l’atmosphère zen. Si j’entre dans une pièce surchargée, il n’y a pas loin à ce que je me sente surchargée. Ce sont deux semaines de premiers pas, mais je vais continuer, c’est sûr. Une telle transfor - mation en deux semaines ! VIVE LE DIMINUALISME !
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