CÉRÉMONIE DE GUÉRISON DE LA DANSE DE L’OURS
CÉRÉMONIE DE GUÉRISON DE LA DANSE DE L’OURS (Je vous remercie, les Âmi-e-s, de votre lecture fidèle chaque mois. Cette fois-ci, vous aurez l’occasion de nous voir en réunion, ça sera sympa aussi. Julie a toujours des idées magiques ! Merci Julie de nous permettre de nous retrouver tous chaque mois. C’est au cours de ce Zoom que j’ai parlé de la Danse de l’Ours et que Chantal Brault m’a demandé d’en dire davantage. Donc, c’est grâce à elle que vous lisez ma rubrique aujourd’hui. Cette cérémonie est l’une des expériences les plus importantes de ma vie. En fait, je n’ai jamais voulu rencontrer les Peuples natifs d’Amérique du Nord ou du Sud. C’était dans mon ciel, cela s’est présenté à moi. La première fois que j’ai mis les pieds sur le sol de Californie, à peine deux semaines plus tard, je rencontrais ma grande Âmie, celle que je considère comme ma guide. Elle m’a d’abord conviée à des groupes de méditation chaque semaine, le lundi, auxquels je me rendais respectueusement. Puis au moins deux ans après, alors que j’étais en France, elle m’a invitée à venir participer à un groupe de femmes dans une Réserve. En huit jours j’étais par - tie. Je vous le raconterai peut-être un autre jour. De fil en aiguille, elle m’a invitée plusieurs fois à célébrer les Anciens dans une réserve plus au nord. À chaque fois, ils leur offraient la Cérémonie de Guérison de la Danse de l’Ours. En même temps que j’écris ces lignes, Chantal m’écrit, et dans une de ses activités, je ne sais si elle l’a mentionné, elle honore les ani - maux, et notamment les Ours. J’ai les larmes qui coulent quand elle me partage ce qu’elle fait pour leur bien-être. Il n’y a pas de coïnci - dences, il n’y a que des synchronicités. Je ne sais pas si vous êtes déjà allé-e sur des terres amérindiennes, dans une Réserve (j’ai horreur de ce mot). Il faut trouver son chemin, comme on chercherait un dojo. Évidemment, les GPS ordinaires ne fonctionnent pas. Il faut donc utiliser son propre GPS in - térieur. Ce jour-là, je conduisais un pick up, et cela m’était très utile, car la route, que dis-je le chemin en terre, était très escarpé. Je voyageais avec ma plus jeune fille qui ne manquait pas de me dire « mais maman, tu es sûre que c’est la bonne route? ». Je n’en savais rien; mais dans la vie, il vaut mieux se fier à son intuition ! Qu’en pensez-vous ? Enfin, nous butons pragmatiquement sur une pancarte : nous sommes arrivées. Lorsque nous arrivons sur une terre Amérindienne*, avant de pénétrer sur les lieux, la coutume est de demander la permission à Terre Mère de nous accueillir par une petite cérémonie en offrant du tabac, en nous connectant à elle, avec beaucoup de gratitude et de re - connaissance. C’est ce que nous faisons. Comme c’est bon de se baisser pour la toucher, la caresser, et se coucher dans ses bras. Je ne peux jamais m’empêcher de m’allonger sur Terre Mère, j’adore cette sensation extraordinaire. * Pour moi, toutes les Terres sont sacrées, et toute la Terre Mère, Panchamama, mérite d’être honorée, respectée, aimée… Est-ce néces - saire de le dire ? Nous voilà à nouveau dans le pick up, bringuebalées de partout, et il y a encore au moins 1/2 heure de route défoncée. Pas grave, nous savons que nous sommes proches du but. Puis, au détour d’un haut de grosse côte et d’un virage, nous apercevons enfin une presque clairière. Super ! Nous sommes arrivées. Bien heureuse que ce parcours du combattant, ou plutôt du chercheur, de la chercheuse, vienne à sa fin. Je cherche mon amie parmi tous les tipis et les tentes, la trouve, et elle nous propose un endroit pour nous installer. Nous montons rapidement notre campement, dînons succinctement et nous couchons : la journée a été épuisante. Nous sommes arrivées depuis quatre jours, et chacun des jours nous offre la possibilité de se nettoyer/purifier dans une hutte de su - dation. Ce que je fais avec bonheur. À chacune d’entre elles, je me sens plus libre, plus claire, plus pure, plus aimante, plus moi simplement ! Puis arrive la soirée de la cérémonie. C’est le grand jour, je suis très heureuse, c’est un immense honneur, et en tant que femme blanche une énorme chance, j’en suis bien consciente. La danse va prendre place au sein d’un grand cercle entouré d’une barrière en rondins de bois comme celles autour des champs. Au centre, un trou profond de 1,50 mètre règne le feu, symbole du Grand Créateur. Sans cesse des hommes approvisionnent le feu avec de gros morceaux de bois; c’est physique, car les pièces de bois sont énormes. À l’extérieur tout contre la barrière, il y a un grand tambour qui doit bien faire deux mètres de circonférence. Les joueurs chanteurs se mettent en place. Ils sont impressionnants. Ce sont des gars assez baraqués, ils sont magnifiques avec leurs cheveux longs qui leur tombent en bas du dos. Ils ont une présence particulière. Les hommes-médecine, au moins huit, vont gérer la danse; ils portent leurs sacs de médecine en bandoulière. D’ailleurs, les danseurs arrivent, ils sont au moins 25; eux aussi sont impressionnants, ils portent tous une peau d’ours qui les couvre totalement. Avant de franchir le seuil du cercle, ils sont saugés de la tête aux pieds. Ils entrent très respectueusement l’un après l’autre et prennent place au - tour du feu. C’est un honneur de pouvoir danser ces danses cérémonielles. Le tambour retentit à un rythme régulier. Bang-bang-bang… C’est prenant, mon cœur joue la chamade. Ma personne ne sait pas trop bien ce qui se passe, mais mon intérieur le sait parfaitement. Je me mets à pleurer, signe que je renoue avec quelque chose de très fort en moi. Mon être intérieur sait toujours reconnaître les moments importants de la vie. C’est toujours très fort en moi lorsque mes larmes coulent. Je sais parce que je rencontre quelque chose de sacré à l’intérieur de moi, de divin. Quelque chose que je connais déjà, mais que j’ai oublié. C’est lors de reconnections. Le chef danseur siffle dans son sifflet fait d’os d’oiseau, et les danseurs se mettent en mouvement. Ils posent leurs pieds au rythme du tambour, pam-pam-pam… Cela doit être éreintant, car le rythme est très rapide, à peine le temps de poser un pied, qu’il faut le lever pour avancer. Quand je vous écris cela, j’ai le rythme de la danse de l’Ours dans tout mon corps. Ça fait déjà longtemps qu’ils dansent. Nous, ceux qui participons de l’extérieur de la barrière, sommes fascinés, envoûtés. Ce sont eux qui dansent mais la Danse est en nous tout autant, et nous dansons avec eux. Nous ne voyons pas des hommes danser mais nous voyons des Ours autour du feu. Nos pieds scandent le rythme du tambour tout autant que les leurs. Le feu est gigantesque, très fort; à travers les flammes, si nous sommes assez connectés, nous pouvons percevoir mille choses, de nous, du cosmos, des messages, des vi - sions… Certains s’approchent tellement des flammes que j’ai peur qu’ils tombent dans le feu. Mais en fait, s’ils viennent si près c’est pour reprendre des forces. Ça me fait frémir. J’ai peur pour eux. Nous sommes toujours en train de danser, depuis combien d’heures? Je ne saurais vous dire. Régulièrement, ils sont agressifs les uns les autres, ils se mettent à se battre, mais pour ne pas qu’ils se blessent les hommes-médecine interviennent. Là, Il y a un danseur qui va vers l’un d’entre eux, il s’assied, il semble épuisé, mais…. c’est un jeune ! Ce doit être le plus jeune, 11 ans peut-être. Quel courage, je comprends qu’il soit fatigué. Mais la danse n’arrête pas, le tambour semble marteler de plus en plus fort, c’est crescendo comme on dit en musique classique. Notre implication est de plus en plus forte. Ça dure depuis combien de temps, je ne saurais vous dire. Deux, trois, quatre heures ? Aucune idée. Nous sommes totalement pris, totalement dans cette expérience que nous vivons à mille %. Nous sommes en voyage sacré, en état de conscience modifiée, nous sommes Ours nous aussi. Nous intégrons l’énergie de cet animal si puissant, tellement vénéré par les Amérindiens. C’est magnifique, incroyable d’être transportée de la sorte. C’est un trip de connaissance de Soi, une “jour - ney”, un voyage à la rencontre de qui je suis profondément. Je suis UNE, mais aussi Une avec toute la Danse, Une avec les Ours. Il n’y a plus d’hommes qui dansent, ce sont des êtres d’énergie de l’Ours. Je reconnecte avec des millénaires de danses sacrées traditionnelles; je sens bien que toutes mes cellules connaissent très bien tout ça. Puis le tambour ralentit, les hommes-médecine interviennent tous ensemble et calment les danseurs. Certains Ours se retournent con - tre eux et veulent les attaquer. Autour d’un Ours particulièrement virulent, ils se mettent à trois pour l’apaiser. Puis suit un moment absolument magique. Une fois que les danseurs sont un peu apaisés, le chef de la Danse nous propose d’entrer dans le cercle. Nous créons une ronde, et là… les Ours, les chamans de la Danse de l’Ours, viennent mettre leurs pattes sur nos épaules comme un hug pour nous donner la Guérison Sacrée. C’est immense, et c’est flippant à la fois. Car je sens que ce ne sont pas vraiment des êtres humains, mais des Ours. Je reçois la Guérison, me met encore à pleurer comme plusieurs fois au cours de la nuit. C’est mag - ique, un miracle. J’ai l’intuition qu’ils ont dansé pour offrir la médecine de la Guérison, à nous, à Terre Mère, à tous les Êtres. Évidemment, en tant qu’européenne, je ne connaissais pas tout ça. Je me sens immensément reconnaissante à l’instant d’avoir vécu tout ça. Vous imaginez bien que c’est très au-delà de tout ce qui est traduisible avec les mots. Avec ma fille, nous nous serrons l’une contre l’autre et nous retournons sous la lumière de la pleine lune retrouver notre tente. La nuit sera pleine de rêves…. Le matin, nous plions notre campement, faisons nos à-Dieu et reprenons la route. Nous avons décidé d’aller camper dans un Parc National assez proche de la Réserve. Au moment d’entrer dans ce Parc National, traversent devant nous une ourse et son petit. La boucle est bouclée, le message est vivant, et avec ma fille, je suis en apnée. Quelle magnificence, quel cadeau ! Quelle synchronicité magnifique. Cela va nous porter pendant longtemps. Merci la Vie, la Tradition, le peuple des Ours, les Amérindiens pour faire continuer leurs cérémonies. Merci, merci, merci. Marion-Catherine Grall
A propos
Je suis une coach spirituelle, «a soul listener». Depuis 30 ans, je fais des recherches en matière de développement personnel et spirituel. Je dédie ma vie à l’accompagnement de personnes en souffrance ou en recherche. J’aime apporter ma contribution à faire de ce monde un meilleur endroit, avec de plus belles relations, plus de respect et de bienveillance. Pour une question, pour une idée, ou juste pour m'écrire un mail, cliquez sur le logo ci-dessous:
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