Dimanche, 21 Février 2010 15:07
Mise à jour le Mercredi, 20 Octobre 2010 10:40
Écrit par Gillian Le Brun
Le livre vivant, un concept totalement innovant !
Une fois par mois, en général le premier mardi soir.
mon nom skype : marion-catherine
LE CHAMP DES POSSIBLES, UNE NOUVELLE RELATION A SOI
Tout en bas vous trouverez le fonctionnement du club de lecture
Pourquoi l’engagement est-il si important?
Dans mon quotidien je rencontre beaucoup de gens qui ne s’engagent pas, ne savent pas si oui si non… La semaine passée une femme a annulée 50 minutes avant son coaching, une autre le vendredi matin pour le stage du vendredi soir. Et dans l’autre sens, pour le stage de la Saint-Valentin deux personnes se sont inscrites les deux derniers jours. Et de là forcément, je me pose la question et moi « est-ce que je tiens mes engagements. Parce que c’est facile de critiquer les autres, c’est plus compliqué d’aller s’explorer. Et « est-ce que je tiens mes engagements par rapport à moi même ? ». J’étais très sensible ces derniers temps à la notion de me trahir moi-même. Je vous en dirai plus demain, c’est pour moi l’expression la plus forte de l’engagement… Pour préparer notre prochain rendez-vous je vous engage à définir « qui suis-je » Prenez vraiment du temps pour explorer ce que vous pensez que vous êtes. « Quelles sont mes valeurs » « Est-ce que ma vie est en harmonie avec mes valeurs » ?
Par ordinateur Exemple : j’adore la nature. Si je vis en ville et que je vois un champ tous les trois mois, ça ne colle pas. Si je fais en sorte d’aller à la campagne régulièrement je me respecte, je m’honore. Je m’engage dans ma vie à faire ce qui me plait.
Exemple : si j’aime la fidélité, j’ai le choix de vivre une relation de fidélité. Si j’aime la plurirelation, j’ai aussi le choix.
Quelle relation ai-je avec mon métier. L’une de mes clientes travaille dans une banque. A présent elle vend des produits financiers avec des objectifs. Elle doit suivre le dictat : c’est la semaine pour vendre ceci ou cela. Alors qu’en s’engageant dans ce travail il y a quelques années, elle imaginait qu’elle serait au service, pour accompagner, aider, expliquer. Evidemment elle est stressée, ce sent mal...
L’important est de suivre ce qui me plait, me nourrit, me fait vibrer. Fort de ce que je connais de moi-même je peux avancer dans la vie et laisser émerger ce qui me correspond, mais pas suivre ce qui correspond à un autre.
Un autre exemple est l’alimentation. Qu’est ce que je mange, est-ce en accord avec mes valeurs. C’est cet accord ou ce désaccord qui me fait grossir encore plus que ce que je mange. Mes pensées sont elles en harmonie ? Ce que je dis des autres ?
Si je vis en accord avec mes valeurs, je suis entière, congruente, et sinon … et bien oui, je me sens disloquée, fragmentée… Je fais souvent cette expérience, j’en suis consciente et donc je change le cap.
Je dis toujours qu’une dépression est une crise de FOI ; une crise de sens. L’extérieur ne vient pas répondre à mon intérieur, et je me sens à un moment de ma vie, totalement incapable de changer quelque chose et dans la dépression je me le dis, je le dis au monde. Mais qui m’écoute ? Parfois même pas moi, je ne sais pas comment faire, je ne suis pas équipé-e pour.Par ordinateur
De ce désaccord intérieur je peux me sentir très angoissée, stressée, dévalorisée. Mais qui se dévalorise ? C’est moi, pourquoi ? Parce que je ne suis pas engagée avec moi même. Je suis désengagée de ma vie. Mon Soi n’est pas en vie avec mon être mon corps. L’engagement me fait aussi beaucoup penser au désengagement des parents ou mal engagés, à la solitude, à l’enfance, aux parents pas engagés de la manière don l’enfant le souhaiterait. A la liberté.
J’ai souvent pensé que l’engagement de l’adulte, ou le non-engagement plutôt, était lié au fait que l’adulte attendait encore de réaliser quelque chose de l’enfance, à savoir que les parents tiennent leurs engagements sur l’amour, le respect, la bienveillance, la nourriture affective, psychologique, l’éducation… Et bien sûr, le bon parent n’existe pas, il n’y a que nous qui pouvons être notre bon parent intérieur, un bon adulte pour nous-même. Tant que nous sommes dans cette attente de la guérison de la blessure de l’enfant nous ne pouvons pas nous engager, et encore plus grave que cela, nous ne pouvons pas nous engager dans notre vie d’adulte c'est à dire nous sommes dans une non-vie, dans un corps de « grand » mais avec l’esprit de l’enfant qui attend réparation.